La combinaison de la demande croissante et d’une offre maîtrisée, avec une détente des positions des banques et des investisseurs, devraient conduire à davantage d'activité d’ici la fin de l’année et nous approcher de l’estimation de Cushman & Wakefield à 65 milliards d’euros investis sur l’ensemble de l’année.
Les bureaux resteront l’actif privilégié, mais compte tenu de l'aversion au risque d’un grand nombre d’investisseurs, les commerces devraient poursuivre leur belle progression sous couvert de ne pas être pénalisés pas le manque de produits disponibles à la vente. Quant au secteur industriel, l’activité a été particulièrement terne au deuxième trimestre mais le pessimisme de certains investisseurs pourrait s’enrayer avec l’attractivité retrouvée des rendements et la reprise de la demande avec un rebond de l’économie.
« De manière générale, même si sans aucun doute, de bonnes opportunités existent pour acquérir des actifs de qualité, il y a trop peu d’offres disponibles comparé au nombre d’investisseurs. Par ailleurs, certaines offres sont toujours proposées à des taux insuffisants pour compenser le risque locatif et des coûts de financement élevés. Enfin, certains actifs de mauvaise qualité sont maintenant invendables et cela pourrait perdurer », analyse Olivier Gérard.
Les valeurs vénales accusent maintenant une baisse de 21% en Europe, 40% au Royaume-Uni et 16% en Europe occidentale (hors Royaume-Uni). De notre point de vue, le Royaume-Uni ne devrait plus subir de chute significative mais certains pays pourraient connaître une nouvelle baisse de 10 à 15%, selon le degré de correction de leurs loyers. Les investisseurs ne devraient plus seulement se concentrer sur les valeurs locatives, mais privilégier la sécurité de leurs revenus plutôt que la valeur de recommercialisation théorique de leurs biens. A cet égard les taux d’occupation sont de première importance, bien que les modalités accordées par les propriétaires, tels que des baux plus courts ou des clauses de résiliation anticipées, pourraient également avoir un impact sur les valeurs à venir.
« Avec des taux de rendements qui se sont ajustés, une compétition entre acheteurs qui s’intensifie et un nombre de produits limités, certains marchés vont rapidement voir leur activité augmenter. C’est le cas de la France favorisée par le dynamisme de son marché, et du Royaume-Uni qui a su s’adapter en premier à la crise. Même si le marché de l’investissement reste globalement ouvert aux placements à long terme, les corrections de valeurs observées dans certains pays comme la Russie pourraient relancer l’appétit d’investisseurs opportunistes internationaux », conclut Olivier Gérard.
Nathalie Lhuillery
Press Relations & Marketing Manager
Cushman & Wakefield
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