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Le Royaume-Uni a concentré la plus grande part des investissements, avec un total de 8,7 milliards d’euros, mais les volumes investis outre-manche accusent une baisse de 52% par rapport au premier semestre 2008. L’Allemagne reste en deuxième position avec 3,6 milliards d’euros, soit une baisse de 71% sur un an. Avec 2,6 milliards d’euros répertoriés, la France occupe la troisième place et accuse une baisse de l’ordre de 63% par rapport au premier semestre 2008.
11,97 milliards d’euros ont été enregistrés au deuxième trimestre 2009, soit une baisse de 56% par rapport au deuxième trimestre 2008 et de 82% par rapport au second trimestre de l’année record de 2007. Toutefois, les volumes investis ont augmenté de 2,5%, portés par un regain d’intérêt des investisseurs étrangers (+16%), essentiellement orientés vers les principaux marchés d’Europe de l’Ouest. Cette légère amélioration constatée au second trimestre s’accompagne d'une stabilisation des taux de rendement, dont la moyenne européenne tous actifs confondus n’a augmenté que de 7 points de base comparé aux 28 points de base de hausse du premier trimestre.
Mais, si le marché a connu de meilleures performances au second trimestre, il subsiste encore un décalage entre les aspirations des acquéreurs et celles des vendeurs.
Au deuxième trimestre, la moyenne des rendements immobiliers haut de gamme en Europe s'établit à 7,52%, soit 6,70% en Europe de l’Ouest, 8,63% en Europe Centrale et 12,86% en Europe de l'Est. Le différentiel entre l'Europe de l’Ouest et l’Europe de l'Est est dorénavant de 616 points de base contre 423 un an auparavant et ce réajustement pourrait relancer l’intérêt des investisseurs pour les marchés émergents. Les principaux acteurs présents sur ces marchés restent nationaux, les investisseurs internationaux étant toujours très axés sur les principales places d’Europe de l’Ouest. Le Royaume-Uni et l’Espagne semblent particulièrement concentrer les regards en raison de la forte correction des taux de rendements. Paradoxalement, les pays nordiques qui eux aussi ont subit une correction de valeurs supérieure à la moyenne européenne, ne voient pas leurs volumes d’investissement augmenter.
« La demande est de toute évidence en augmentation. Si la plupart des marchés ont connu une prédominance des acteurs nationaux au premier trimestre, ce fut moins le cas au deuxième trimestre, marqué par un retour des investisseurs internationaux principalement constitués d’institutionnels, de fonds souverains ou d’investisseurs privés », souligne Olivier Gérard, Président de Cushman & Wakefield France.
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