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La certification HQE (Haute Qualité environnementale), qui vise à réduire notamment l’impact environnemental des bâtiments, fait l’objet d’un tel tapage médiatique, orchestré le plus souvent par les services de communication des entreprises et des collectivités locales, que le concept donne l’impression de s’être globalisé au plus grand nombre.
Les chiffres publiés par la dernière étude BNP Paribas Real Estate démontrent le contraire. Et largement.
A preuve, seules 3% des entreprises françaises de moins de 1 000 salariés occupent des bâtiments certifiés HQE. Les grands groupes employant plus de 1 000 personnes sont 13% à bénéficier de ce label, une proportion là aussi, quasiment dérisoire.
Pourquoi un tel retard ?
La crise économique, qui n’est pour rien dans le retard engrangé depuis six ou sept ans, a pourtant contribué à réfréner les bonnes intentions ces deux dernières années :
La norme HQE génère un surcoût. Elle peut même, selon certains spécialistes, augmenter le loyer de 10 à 12% et les économies de charges promises en retour ne sont pas garanties.
Surtout, la norme HQE n’est pas obligatoire. A partir de là, les entreprises préfèrent investir dans les services les plus prisés par les salariés, à savoir un parking et l’installation d’un système…de climatisation.
De plus, la norme HQE n’a été lancé qu’en 2004, son offre demeure donc encore très faible, surtout en ce qui concerne les locaux de moins de 5 000 m², le plus souvent utilisés par les PME.
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