Quand certains professionnels évoquent la reprise du secteur de l’immobilier d’entreprise, d’autres parlent de chiffres en demi-teinte. L’immobilier tertiaire a subi de plein fouet la crise, cependant les entreprises et investisseurs semblent revenir doucement sur les marchés. Si la tendance est à l’achat ou la location sécurisée, les surfaces figurant sur les baux et actes de vente ne cessent d’augmenter. Détails du phénomène.
Malgré une forte poussée de la reprise, le secteur de l’immobilier d’entreprise semble s’être scindé en deux. D’un côté, on ne cesse de voir s’envoler les prix des transactions dernièrement réalisées et de croître les surfaces demandées avec les volumes d’investissement parfois vertigineux ; de l’autre, les vieux bâtiments sont en majorité laissés à l’abandon, peinant à trouver des acheteurs qui leur préfèrent du neuf ou une superficie plus importante, plus modulable.
Les ensembles immobiliers d’entreprise vieillissants n’ont pas été rafraîchis ou rénovés par leurs propriétaires, choix de repli pendant la crise. Mais aujourd’hui le calcul est sans appel : les investisseurs comme les acquéreurs se font rares sur ce type de bien, même s’ils sont situés en zone franche (zone bénéficiant d’aides financières non négligeables en fonction des départements) ou sont englobés dans de vastes programmes de rénovation dite écologique.
Souvent peu ou plus adaptés aux besoins des entreprises actuelles, ces biens viennent alourdir les portefeuilles des agences et mandataires immobiliers spécialisés. Les clients professionnels d’aujourd’hui semblent préférer la construction ex nihilo à la reprise de locaux. Ils n’hésitent d’ailleurs plus à faire construire des immeubles de bureaux ou des locaux logistiques pour y rassembler leurs « troupes », comme l’ont fait entre autres Moët Hennessy, SFR, Paul Hartman SA ou Veolia.
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