L’Ile-de-France reste la région française la plus dynamique. Sa position géographique, la qualité de ses réseaux de télécommunications et de transports, la diversité de ses activités économiques lui confèrent une place majeure en Europe. La région francilienne représente près d’un tiers du PIB national. Viennent ensuite Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Nord-Pas-de-Calais et les Pays-de-la-Loire qui conservent chacune leurs particularismes.
Si en 2007, la France a bien résisté à la crise économique internationale, le ralentissement de l’activité mondiale, et notamment des Etats-Unis, ne devrait pas l’épargner en 2008. Où que l’on se trouve, les créations d’emploi devraient augmenter moins vite que l’année dernière. Sur ce plan, les régions conservent leurs particularismes. Ce classement des cinq régions les plus dynamiques s’appuie d’abord sur l’apport propre de chaque région au Produit intérieur brut (PIB) national. Mais il apparaît également qu’elles ont des points communs : ce sont les plus peuplées, leurs réseaux de télécommunications et de transports sont les plus performants, les loyers y sont les plus chers et elles se situent toutes à proximité d’une frontière ou disposent d’un grand port de commerce. Pour finir, ce classement est confirmé par le nombre de pôles de compétitivité labellisés par l’Etat en 2005.
L’attrait de la capitale, centre décisionnel, place l’Ile-de-France (IDF) en tête des régions les plus dynamiques. Avec 501 milliards d’euros, sa valeur ajoutée représente près d’un tiers du PIB français. Si l’IDF est essentiellement tournée vers les services aux s, la région a su garder une activité industrielle importante (automobile, aérospatiale notamment). Seule l'industrie agroalimentaire demeure légèrement en retrait. 20 000 s ont été créées au 3e trimestre 2007 (+19,5% sur un an). 17 pôles de compétitivités ont été labellisés.
En outre, la population francilienne est plus qualifiée qu’ailleurs. Les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent ainsi 26,5% de la population et 600 000 étudiants sont formés dans l’une des 17 universités de la région. Avec 49 millions de m2 de bureaux, 30 millions de m2 de locaux d’activités et 29 millions de m2 d’entrepôts, l’IDF réunit le premier parc immobilier d’s d’Europe. Le mètre carré y est loué en moyenne 306 euros.
L’emploi salarié en Rhône-Alpes a progressé (+0,3%) au dernier trimestre 2007. Le secteur de la construction reste le plus dynamique, loin devant les services et le commerce. En revanche, le secteur de l’industrie continue à perdre des salariés (-0,2%). 7 800 s ont été créées, ce qui représente un bond de 11% par rapport au trimestre précédent. La chimie conserve une grande place dans l’économie de la région. En 2005, Rhône-Alpes obtenait notamment un pôle de compétitivité européen lié à la plasturgie. Autre preuve de l’attractivité de la région : la surface de locaux commerciaux en construction a grimpé de 27% sur l’année 2007 (contre 6,7% sur le reste de la France). Les chantiers débutés en 2007 aboutiront à l’apparition de 4,6 millions de mètres carrés de locaux commerciaux.
L’énergie et le tourisme sont les deux secteurs économiques qui tirent la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca) vers le haut. En effet, l’implantation du site de recherche nucléaire « Iter », à Cadarache (près d’Aix-en-Provence), devrait mobiliser 1 400 emplois qualifiés pendant la phase de construction (jusqu’en 2016), et 2 400 pendant la phase d’exploitation. D’autre part, Paca reste la première région touristique française où 34 millions de visiteurs s’arrêtent chaque année. A noter d’ailleurs que la croissance régionale des services aux particuliers a bondi au dernier trimestre 2007 grâce au dynamisme du secteur de l’hôtellerie-restauration. 105 000 personnes travaillent dans cette branche (soit 7% de l’emploi salarié régional).
En Nord-Pas-de-Calais, la construction d’un peu plus de 2 millions de m2 de bâtiments industriels et commerciaux a été lancée en 2007. Un chiffre stable par rapport à l’année précédente. Au 4e trimestre, la région a enregistré la création d’environ 3 400 s (+3,3%). Ici aussi, le secteur de la construction a le vent en poupe (+8,9%), suivi de l’éducation (soutien scolaire notamment). À l’inverse, les industries agricoles, les activités financières, le service aux particuliers et l’immobilier reculent. Le textile, le charbon et l’acier, qui a fait la fierté de la région nordiste durant des dizaines d’années, sont maintenant tombés en déliquescence. Reste l’automobile (55 000 salariés – 2e rang national) et l’agroalimentaire (39 000 emplois – 3e rang national) ainsi que la construction et la maintenance ferroviaire (11 000 emplois – 1er rang national). L'obtention du pôle de compétitivité I-Trans en 2005 devrait confirmer ce dynamisme.
La région des Pays-de-la-Loire se situe au 5e rang des régions françaises par sa surface et son PIB. La croissance annuelle moyenne du produit intérieur brut depuis 1990 (+2,6%) place d’ailleurs les Pays de la Loire en tête des régions les plus productives. On note ainsi que plus de 7 300 s ont été créées au cours du dernier trimestre 2007. Comme en Bretagne, l’industrie agroalimentaire occupe ici une grande place. L’élevage représente les deux tiers de l’activité (1ère région productrice de viande bovine, 2e pour les produits laitiers, les volailles, le porc). L’agriculture et la transformation des produits agricoles représentent environ 195 000 emplois. Côté industrie, l’automobile au Mans, l’aéronautique à Saint-Nazaire, l’habillement et le cuir dans le Choletais fédèrent une multitude de petits sous-traitants. À ce propos, 72% des s ont moins de 50 salariés.
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