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Le futur choix d’implantation des investisseurs doit satisfaire en priorité « l’accessibilité aux marchés », qui est le critère le plus important pour 60% des entreprises interrogées devant « la facilité de recruter du personnel qualifié », « la qualité des réseaux de télécommunications » et « la qualité des infrastructures de transports ». Si ces quatre critères restent, comme l’an dernier, les plus importants, le « rapport qualité de l’offre/coût immobilier » apparaît bien plus décisif qu’en 2008 (de 26% à 34%) ce qui, eu égard au contexte économique et aux impératifs de réduction des coûts des entreprises, n’est guère surprenant.
L’édition 2009 de European Cities Monitor ne remet pas en cause la hiérarchie des métropoles européennes les plus attractives, toujours dominée par Londres et Paris dont l’avance sur Francfort, à la 3ème place, et les autres villes reste considérable.
L’attractivité de Paris ne se dément pas. Toujours placée en deuxième position concernant les critères essentiels aux yeux des investisseurs pour leurs implantations futures, la capitale française se rapproche même de Londres s’agissant de « l’accessibilité aux marchés » et de la « qualité des infrastructures de transports ». Par ailleurs, la « qualité de vie offerte aux salariés » reste un atout majeur pour Paris, qui se positionne à la 7ème place, loin devant Londres et Francfort, classées respectivement 11ème et 24ème. Toutefois, Paris perd deux places dans ce classement quand la capitale britannique en gagne trois. Ce recul est emblématique des résultats de l’enquête menée cette année. Car, si elle dispose toujours d’atouts décisifs, Paris ne confirme pas les progrès enregistrés l’an dernier et perd du terrain par rapport à sa rivale londonienne sur la plupart des critères que ce soit la « facilité de recruter du personnel qualifié », la « qualité des réseaux de télécommunications », les « compétences linguistiques » ou encore « l’offre disponible de surfaces de bureaux ».
« L’attractivité de la capitale française diminue également en ce qui concerne le « rapport qualité de l’offre/coût immobilier », le « coût de la main d’œuvre » et le « climat économique créé par les autorités », évolution d’autant plus inquiétante que, dans le contexte actuel de crise, ces critères d’ordre économique apparaissent décisifs au moment où la concurrence entre villes pour attirer les entreprises semble plus forte que jamais » ajoute Thierry Juteau.
C’est notamment sur ces critères économiques que Londres a progressé, lui permettant de consolider sa première place dans le palmarès des métropoles européennes les plus attractives. La ville, qui reste en tête pour six critères sur douze, et pourtant soumise aux très fortes turbulences liées à la crise économique et financière, a de fait profité de cette dernière pour accroître son attractivité sur certains critères qui lui étaient particulièrement défavorables les années précédentes. Toujours perçue comme une ville chère, la baisse importante et rapide des loyers de bureaux permet de fait aux entreprises qui souhaitent s’y implanter de disposer de davantage d’opportunités. Ainsi Londres a amélioré son rang sur le critère du « rapport qualité de l’offre/coût immobilier ».
A la 19ème place du classement général, Lyon devance toujours d’importantes capitales européennes (Prague, Rome, Varsovie, Moscou) mais, comme en 2008, perd encore une place après sa percée emblématique de 2007 (24ème à 17ème). Ainsi, les résultats de l’édition 2009 de European Cities Monitor sont donc assez contrastés pour la deuxième ville française.
Classée 7ème sur ce critère en 2008 et désormais 5ème, Lyon se distingue par la compétitivité de son offre immobilière du fait d’un excellent « rapport qualité de l’offre/coût immobilier ».
« L’achèvement prochain d’immeubles emblématiques, comme la tour Oxygène à La Part-Dieu, et la poursuite d’opérations urbaines majeures dont certaines, comme Confluence, donneront un nouveau visage à certains pans entiers de la ville, devraient conforter cet atout. D’autant que la compétitivité des valeurs locatives pratiquées à Lyon ne devrait pas se démentir à court ou moyen terme » analyse Antoine Rudigoz, Directeur de Cushman & Wakefield Lyon. Le deuxième critère le plus avantageux au regard des investisseurs est celui de la « qualité de l’environnement » pour lequel Lyon passe du 16ème au 12ème rang. Mais l’évolution la plus significative de la capitale de la région Rhône-Alpes entre 2008 et 2009 concerne les progrès réalisés en terme de « climat économique créé par les autorités ». La perception des personnes interrogées sur ce critère s’améliore très sensiblement puisque la ville passe de la 27ème à la 18ème place en un an.
Les entreprises de notre échantillon se sont également exprimées sur l’attractivité des autres métropoles européennes. La France domine ce classement en y faisant figurer quatre de ses métropoles régionales. Si Toulouse et Strasbourg sont sorties de ce classement, Bordeaux l’a intégré. Surtout, ex-æquo avec Marseille, Lille fait un bond spectaculaire, passant du 14ème au 3ème rang. Si la métropole nordiste confirme son dynamisme, et si les efforts de promotion de la cité phocéenne, choisie comme Capitale européenne de la culture 2013 et qui a tout à gagner de la poursuite des chantiers d’Euroméditerranée, portent leurs fruits, ces deux villes pourraient, à terme, intégrer la liste des 34 villes les plus attractives d’Europe.
La progression la plus spectaculaire par rapport à l’an dernier concerne Birmingham, deuxième ville du Royaume-Uni, qui passe de la 21ème à la 14ème place. Liée au recul de certaines des villes qui la devançaient les années précédentes (Manchester, Dublin, Lisbonne et Prague), cette évolution s’explique aussi par les bons résultats obtenus par Birmingham s’agissant des quatre critères essentiels. Elle consacre aussi les transformations urbaines et socio-économiques d’un ancien centre industriel devenu métropole tertiaire, ainsi que les efforts menés par les autorités locales pour promouvoir cette nouvelle image au Royaume-Uni et à l’étranger. La bonne performance de Hambourg est également remarquable : 20ème en 2007 puis 17ème l’an dernier, la capitale hanséatique est désormais 12ème et en passe d’intégrer le Top 10.
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